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De la cinéplastique

Elie Faure (Auteur)
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Résumé

" Je passe, dans mon milieu, pour haïr le théâtre. À ce propos on dénonce même, chez moi, un stigmate religieux, une protestation obscure de l'atavisme confessionnel contre le goût trop répandu d'un spectacle dit immoral. Peut-être y a-t-il un peu de ça. En tout cas, si je m'interroge, je ne consens à voir dans cet aspect de ma « haine » pour le théâtre qu'un point de départ lointain. Toutes nos opinions ont une origine sentimentale que nous tenons en général de l'éducation directe, ... Lire la suite
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Biographie

Elie Faure (1873-1937) a commencé par des études de médecine, mais dès sa jeunesse il a assidûment fréquenté les musées et s'est lié à des artistes comme Rodin, Bourdelle, Renoir, Monet. Son Histoire de l'art remporta un vif succès de même que L'esprit des formes. Il est l'auteur d'une ?uvre considérable, notamment de récits de voyages. De lui les éditions Bartillat ont publié La Sainte Face, son témoignage de soldat pendant la première guerre mondiale et Méditations catastrophiques.

Caractéristiques

Caractéristiques
Date Parution10/01/2024
EAN9791041956173
Nb. de Pages26
EditeurShs Editions
Caractéristiques
Poids49 g
PrésentationGrand format
Dimensions21,0 cm x 14,8 cm x 0,2 cm
Détail

" Je passe, dans mon milieu, pour haïr le théâtre. À ce propos on dénonce même, chez moi, un stigmate religieux, une protestation obscure de l'atavisme confessionnel contre le goût trop répandu d'un spectacle dit immoral. Peut-être y a-t-il un peu de ça. En tout cas, si je m'interroge, je ne consens à voir dans cet aspect de ma « haine » pour le théâtre qu'un point de départ lointain. Toutes nos opinions ont une origine sentimentale que nous tenons en général de l'éducation directe, ou d'une réaction contre elle, et à qui nous nous arrêtons si nous n'apprenons pas à penser. Au contraire, l'entraînement à la méditation nous conduit, un jour ou l'autre, ou bien à modifier radicalement notre sentiment primitif, ou bien - et le cas, il me semble, est de beaucoup le plus fréquent - à chercher et à trouver, par l'analyse, sa justification. C'est un moyen de maintenir intact l'orgueil intime qui constitue notre squelette spirituel et définit notre personne. C'est ainsi que j'ai pu parvenir à une explication pour moi très acceptable - de ma « haine » pour le théâtre. Je ne l'aime pas, il est vrai, au point de ne jamais manquer une pièce nouvelle et d'y revenir sept fois. Je l'aime à la façon dont j'aime, si vous le voulez bien, la peinture, façon particulière, qui ne comporte pas pour moi l'obligation de visiter tous les salons, toutes les expositions, d'être de tous les vernissages, et d'y avaler de la poussière et des sottises tous les soirs de quatre à six. Cela peut signifier, doit signifier que je n'aime pas la peinture. Cependant j'aime Véronèse, Rembrandt, Goya, Cézanne, quelques autres. Et si je pousse le mépris pour la littérature jusqu'à ne pas songer à m'abonner à l'une de ces bibliothèques qui vous servent, à votre tour, tous les romans parus dans la semaine, j'aime Montaigne, Pascal, Baudelaire, Stendhal. Ainsi, après vous avoir avoué que j'ai effectivement la « haine » du théâtre, je vous confesserai que j'aime Racine, que j'adore Molière et Shakespeare, et qu'il me semble que les tragiques grecs ont réalisé, à leur heure, quelque chose de bien grand."
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