On connaît le burn out – lequel a même été reconnu par le Sénat en France-, un peu moins le bore-out. C’est chose faite : l’ennui au travail se caractérise par une fonction contractualisée en bonne et due forme vide, oui vide. Une activité professionnelle vide de contenu, de tâches à accomplir et/ou vide de sens nuisent grave à la santé mentale. Dans un monde économique où la valeur travail est la pierre angulaire du système néolibéral, toute personne se trouvant dans cette situation gère alors des subterfuges de toutes sortes pour conserver leur emploi lesquels peuvent dérégler l’équilibre personnel. Au delà de la maladie psychique qui touche l’individu, c’est toute l’organisation qui en pâtit avec des comportements pervertis côté ressources humaines. A tort ou à raison, on pense immédiatement à l’image du placardisé, du fonctionnaire, de l’agent de sécurité, ou de toute autre fonction non clairement définie par un management évasif ou strictement limité aux objectifs sans marge d’épanouissement voire de progression de carrière possible. D’après Christian Bourion, économiste et spécialiste de la gestion du travail, ce syndrome issu directement des Trente Glorieuses, l’arrivée de nouvelles formes de technologies, le décalage entre les offres d’emploi disponibles sur le marché et la surqualification des diplômés et, liberal touch inévitable, une législation du travail trop sclérosante. Un guide très clair et exhaustif qui donne à réfléchir pour l’avenir des sociétés post-industrielles et du secteur tertiaire, en général.

De Christian Bourion.  Editions Albin Michel. 230 dhs

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